STA'M

restauration

Le STAM gère une collection riche et diverse, ce qui n'est pas toujours facile, car ces pièces de musée précieuses sont très nombreuses et de différents matériaux. La conservation et la gestion des plus de 17 000 objets est un processus continu.

Pour leur restauration, le STAM collabore avec des spécialistes chevronnés et renommés, désignés en fonction des matériaux et des époques. Ils traitent les objets avec le plus grand soin et font en sorte qu'ils continuent à résister à l'usure du temps.


manipulation soigneuse

La spécialisation des restaurateurs est très poussée. Ainsi un manuscrit enluminé ne sera pas traité par la même personne qu'un manuscrit non illustré. Ces pièces réclament d'ailleurs une attention particulière au niveau de la présentation.

Les pièces d'archives séculaires exposées au STAM sont tout aussi délicates. Grâce à la précieuse collaboration avec de nombreux partenaires, il est possible d'illustrer les moment forts de l'histoire par des documents authentiques. Ces pièces vont de la charte de l'empereur Louis le Pieux, datant de 819 et provenant des Archives de l'État, au Grand Privilège de Marie de Bourgogne de 1477, détenu aux Archives municipales. Bien sûr, la Concessio Carolina ne saurait manquer à l'appel ; cette charte, imposée aux Gantois par Charles Quint en 1540, révoqua tous les privilèges et toutes les libertés accordées précédemment à Gand.

Au STAM, vous découvrez des objets qui, d'habitude, sont soigneusement entreposés et uniquement accessibles aux chercheurs. Les documents qui étaient conservés pliés ont été mis à plat avec le plus grand soin et fixés sur un support désacidifié. Les timbres ont requis un traitement particulier.

restauration en douceur

Textile, métal, bois, pierre… Chaque matière demande une approche distincte. Prenons comme exemple la bannière de guerre du XVe siècle ornée d'une représentation peinte de la Pucelle de Gand, attribuée à l'artiste Agnes vanden Bossche et figurant à juste titre sur la liste des Œuvres majeures de la Communauté flamande. Cette bannière unique en son genre, représentant sur les deux faces la Pucelle et le Lion de Gand, a été consolidée. Elle est à présent bien soutenue et exposée dans les meilleures conditions climatiques et lumineuses.

D'autres pièces majeures, comme la tunique militaire d'un héraut brodée des armoiries de Philippe II, réalisée au début du XVIIe siècle, les plaques funéraires de Willem Wenemaer et de son épouse, datant du XIVe siècle, ou encore la « Vue panoramique de Gand 1534 », sont traitées avec le même soin.

Dans la plupart des cas, le STAM opte pour une restauration en douceur. Pour les torchères de procession des XVIIe et XVIIIe siècles un nettoyage superficiel s'est révélé suffisant. Les plaques funéraires des époux Wenemaer ont subi le même traitement, suivi de l'application d'une couche de cire protectrice. Mais parfois, l'opération inverse s'impose. Les fonts baptismaux romans provenant du Musée lapidaire ont été débarrassés de l'enduit de cire, afin de remettre en valeur la pierre de Tournai.

Des pièces contemporaines ont réclamé, elles aussi, l'attention des restaurateurs. Une acquisition récente du STAM, la maquette « Gand Demain » de Jurg Lang et Helmut Schulitz, datant de 1971, a dû être légèrement retouchée ; il a surtout fallu réparer le monorail installé autour du « Kuip » historique.

déménagement dans de nouvelles réserves

Une partie seulement des pièces de la collection du STAM est exposée ; la majorité des objets est conservée dans les réserves, loin du regard du public. Prendre soin d'une collection est un processus permanent, sa conservation selon les règles de l'art demande des efforts constants. Ainsi les anciens matériaux d'emballage sont remplacés, les objets reçoivent un meilleur emplacement et les pièces salies ou altérées sont traitées.

Au cours des années prochaines, les objets qui ne sont pas exposés au STAM vont déménager dans de nouvelles réserves où nous pourrons les conserver dans les meilleures conditions. Les collaborateurs du STAM chargés de la gestion de la collection se concentrent actuellement sur ce déménagement. L'inventaire est complété, les objets sont nettoyés, réemballés et – si nécessaire – traités ; ils seront ainsi déménagés en parfait état de propreté et de conservation, et ils pourront être facilement retrouvés dans les nouvelles réserves.